mercredi 16 novembre 2016

L'élection de Donald Trump, mon ressenti, une semaine après..



"Mal nommer les choses, les confisquer, c'est se condamner à ne pas pouvoir les penser lucidement", Albert Camus. 
"La Démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple", Abraham Lincoln, 16e Président des Etats-Unis d'Amérique (1860-1865). 
"La Démocratie n'est pas un régime politique sans conflits, mais un régime dans lequel les conflits sont ouverts et négociables selon des règles d'arbitrage connues. Dans une société de plus en plus complexe, les conflits ne diminueront pas en nombre et en gravité, mais se multiplieront et s'approfondiront", Paul Ricoeur. 
"La Politique est l'art de gouverner à des hommes libres", Aristote. 
"C'est la marque d'un esprit cultivé qu'être capable de nourrir une pensée sans la cautionner pour autant", Aristote. 


Coucou les filles!


J'ai longtemps hésité avant de vous publier un tel article. Je n'aime pas les polémiques, je fuis les conflits même si j'adore les analyser, j'ai un très mauvais souvenir de mon post intitulé "My Sunday Nail Battle", un article qui se voulait plein d'humour mais qui m'avait offert un déchaînement des Nail Polish Addicts, de la folie furieuse répandue sur Twitter, Facebook, Beauté-Test, Hellocoton, des commentaires plus dingues les uns que les autres... Un très douloureux souvenir. J'avais même du aller porter plainte pour menace de mort, oui, oui! Tout ça pour une histoire de vernis à ongles ;-). Bref, aujourd'hui, c'est d'une thématique beaucoup plus grave, et beaucoup moins futile dont j'avais envie de vous parler. 
Je suis profondément américanophile, vous devez le savoir si vous me suivez depuis mes débuts! J'adore les Etats-Unis, la diversité des Etats, l'esprit d'entreprise et d'initiative, le sentiment fou de Liberté que je ressens à l’atterrissage... Mon meilleur ami, Tom - pour moi et pour toujours, "Tommy", même s'il déteste que je l'appelle comme ça! Je l'ai rencontré à l'Université de Notre Dame, dans l'Indiana, en Juillet 2001. Et puis, il y a Tommy, mais aussi sa géniale famille qui m'a très vite adoptée, "My dearest golden American family". Les valeurs de l'Amérique en général, surtout.


La force de la liberté, de la tolérance, de la libre entreprise et de l'égalité devant la Loi démontrent que les premiers principes posés par les Pères Fondateurs dans la Déclaration d'Indépendance et la Constitution ont résisté à travers le temps. 
J'ai lu, il y a quelques années, American Grace de Robert D. Putman et David E. Campbell au sous-titre très intéressant : "How religion divides and unites us" publié en 2010. 80% des Américains disent appartenir à une religion, la moitié prie avant les repas et 40% d'entre eux assistent au culte hebdomadaire. La religion est présente dans la vie quotidienne et jusque dans les discours des présidents. Barack Obama a d'ailleurs rappelé lorsqu'il a prêté serment, que la source de la confiance du Peuple Américain réside dans la "conviction que Dieu (l') appelle à modeler une destinée incertaine". Les Etats-Unis sont un pays où co-existent paisiblement de très nombreuses religions et où la liberté de culte est sacrée. C'est à ce paradoxe entre une forte religiosité et une tolérance affirmée que Putman et Campbell s'intéressent. 
Sur les questions sociales, (et sociétales), les Américains sont plus ouverts aux diverses manières de vivre, même s'ils sont nombreux à déplorer le déclin des valeurs familiales. L'acceptation de l'homosexualité est "le changement le plus important dans les valeurs sociales de ces 30 dernières années". Dans le même temps, ils ont le sentiment très fort que ce sont les familles et leurs amis qui comptent le plus dans la transmission des valeurs. On y retrouve ainsi un point partagé par plusieurs sociétés occidentales : le cercle affectif restreint le lien social fondamental, dans le même temps, la tolérance des modes de vie (et l'indifférence) va croissante. 
Sur les armes, ils sont partagés. Si 64% des Américains estiment que la peine capitale est moralement acceptable, regarder de la pornographie n'est mal que pour 52% d'entre eux. Ils rejettent l'avortement à 57% et, surtout, ils détestent la tricherie : à 89% ils dénoncent le dopage. 
Pour autant, les Américains estiment aussi que les valeurs capitalistes sont en crise. La majorité d'entre eux pense que l'obsession de l'argent et des choses matérielles, l'influence de l'argent sur la politique et la corruption affaiblissent les valeurs de la Nation. 

Mais, ce qui m'a le plus marqué chez les Américains, c'est leur attachement inconditionnel, à la Liberté. Selon 77% d'entre eux (selon un sondage Gallup), ce qui distingue leur pays au regard des autres pays du monde, c'est en premier lieu leur Liberté. Et cette Liberté, c'est Lady Liberty, la plus célèbre des Dames du Monde qui semble nous accueillir, qui en est la parfaite incarnation. 


 


" Liberty enlightening the world", la Liberté éclairant le monde, Lady Liberty... Statue monumentale située à New-York sur Liberty Island, construite en France et offerte par le peuple Français en signe d'amitié entre les deux Nations, pour célébrer le centenaire de la Déclaration d'Indépendance. 
En plus d'être un monument très important de la ville de New-York, la Statue de la Liberté est devenue l'un des symboles des Etats-Unis et représente, de manière plus générale, la Liberté et l'émancipation vis à vis de l'oppression. De son inauguration en 1886 aux années 1950, la statue a été la première vision des Etats-Unis pour des millions d'immigrants, après une longue traversée de l'Océan Atlantique. 
La statue représente une femme, en station verticale, vêtue d'une robe ample et coiffée d'une couronne comportant 7 pointes, symbolisant les "Sept continents" (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Asie, Afrique, Océanie et Antarctique) - cependant, les 7 pointes pourraient également évoquer les 7 océans (Arctique, Antarctique, Amérique Nord & Sud, Pacifique Nord & Sud, Océan Indien). Le diadème peut aussi nous faire penser à celui que portait le Dieu du Soleil, Hélios. L'idée du bonnet phrygien, symbole de la Liberté depuis l'Antiquité, n'a pas été retenue. La statue tient dans sa main gauche une tablette, qu'elle garde près de son corps alors que la main droite brandit une torche enflammée, maintenue en hauteur. La tablette évoque la Loi ou le Droit alors que la torche renvoie aux Lumières du XVIIIe siècle. Certains y ont vu un symbole maçonnique. La structure est recouverte d'une fine couche de cuivre qui repose sur une énorme structure en acier, à l'exception de la flamme qui est recouverte de feuillets d'or. La tablette est gravée de la date de l'Indépendance, écrite en chiffres romains : JULY IV MDCCLXXVI (4 Juillet 1776). Aux pieds de la structure, se trouvent des chaînes brisées qui symbolisent la Liberté. La statue est tournée vers l'Est, c'est-à-dire vers l'Europe, avec laquelle les Etats-Unis partagent un passé et des valeurs. 
Sur la base, une plaque de bronze porte, gravée, une partie du poème de la poétesse américaine Emma Lazarus, intitulé "The New Colossus" ("le nouveau colosse"). La plaque de bronze n'est pas d'origine, elle a été ajoutée en 1903. Les derniers vers du poème sont les suivants : 


“Keep, ancient lands, your storied pomp!” cries she
Give me your tired, your poor,Your huddled masses yearning to breathe free,The wretched refuse of your teeming shore.Send these, the homeless, tempest-tost, to me,I lift my lamp beside the golden door !
Garde, Vieux Monde, tes fastes d'un autre âge, crie-t-elle
Donne-moi tes pauvres, tes exténués,
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte
J'élève ma lumière et j'éclaire la porte d'or !

La statue est très rapidement devenue une icône populaire, figurant sur de nombreuses affiches et images, dans divers films et livres. En 1918, le monument figurait sur l'affiche du Victory Loan (prêt de la Victoire) accordé par les Etats-Unis à l'Europe. Les représentations de la Statue de la Liberté endommagée ou détruite constituent un thème iconographique récurrent dès la fin du XIXe siècle, que ce soient sur les affiches, les illustrations, les comics ou au cinéma. Dans les années 1940 et 1950, de nombreux magazines à sensation dépeignent la Statue entourée de ruines et de sédiments. Pendant la Guerre Froide, la Statue était figurée sur les affiches de propagande comme symbole de la Liberté ou des Etats-Unis. Les dessinateurs américains en ont fait l'incarnation de New-York au moment des attentats du 11 Septembre (dits 9.11 en référence au fameux numéro de téléphone à composer en cas d''urgence, le 911). 





"L'information exposée dans les circonstances les plus choquantes est celle dont le public se souviendra le plus longtemps", Aristote.  
Remembering 9/11
Rest in peace to all the people who lost their lives on this day. 
Thanks to the heroes who have never given up. 
In silent grief with the families, our thoughts and prayers are with you. 
God bless America!

La Statue a fait de nombreuses adaptations au cinéma. La toute première date de 1917 dans le film de Charlie Chaplin, L'Emigrant. En 1942, elle apparaît dans la scène finale du film Cinquième Colonne d'Alfred Hitchcock. A la fin de la première version de la Planète des singes, elle se trouve en partie ensevelie. Elle est également filmée dans d'autres blockbursters ou séries tv comme le Cinquième Elément, Le Jour d'Après, dans Sex & The City, les Experts Manhattan... Dans Cloverfield, film catastrophe réalisé par Matt Reeces, un monstre sème la destruction dans New-York. On y voit une scène où la tête de la Statue de la Liberté s'écrase brutalement. 
Le monument figure, en outre, sur les plaques d'immatriculation de l'Etat de New-York ainsi que sur celles du New Jersey. Lady Liberty est le logo des Rangers de New-York. Pour célébrer son centenaire, la Poste Française a créé, en 1986, un timbre représentant le visage de la statue et intitulé "Liberté". En 2000, le monument fait partie des propositions pour désigner les "Sept nouvelles merveilles du Monde" ("New Seven Wonders"), projet lancé par le réalisateur suisse Bernard Weber. Le logo de l'Université de New York reprend la torche de la Statue de la Liberté pour montrer qu'elle est au service de New York, la torche apparaît à la fois sur le sceau et sur le logo de l'Université. Il existe également une torche en argent réalisée par Tiffany & Co qui est un don d'Helen Miller Gould, en 1911. 

Le triomphe de Trump




Il l'a fait. Le candidat Donald J Trump a réussi son pari et a remporté l'élection présidentielle après une longue nuit de suspens. Malgré une légère remontée dans les sondages en fin de campagne, le candidat Républicain a quasiment toujours été donné perdant face à l'ancienne Secrétaire d'Etat de Barack Obama. Trump a su déjouer tous les pronostics, comme le Brexit et, de nouveau, faire mentir les sondages.  Le candidat hors système de la "majorité silencieuse", hors du système de Wall Street et des banques qu'incarnait Hillary Clinton a su parler à la "Silent Majority". 





Un autre axe de campagne a été d'évoquer abondamment les différents scandales qui ont touché sa rivale démocrate : affaire des e-mails, scandale de la Clinton Foundation... On a entendu en boucle "Locks her up!" (enfermez-la!). Lors de sa dernière journée de campagne, le candidat républicain n'a d'ailleurs pas hésité à dire : "Hillary Clinton est la personne la plus corrompue à avoir jamais cherché à être élue Président des Etats-Unis". 

Alors oui, Donald j Trump a été élu 45e Président des Etats-Unis et je ne suis pas choquée. Je ne me réjouis pas, je ne suis pas triste, je suis juste contente que la Démocratie ait triomphé au pays de la Liberté - Rappelez-vous du générique de Tom Sawyer! Ne me répondez pas qu'Hillary a obtenu davantage de voix que Donald, l'élection du Président des Etats-Unis se déroule selon la loi du Suffrage Universel Indirect, c'est ancré dans la Constitution. La "Loi suprême du Pays" acceptée en 1787 par la Convention de Philadelphie, appliquée depuis le 4 Mars 1789 et modifiée par 27 amendements, est l'une des plus anciennes constitutions écrites encore appliquées - en France, nous en sommes à la Ve. Et, à moins d'une révolution, cela devrait être pérenne. J'ai vu des pétitions en ligne circuler mais elles ne semblent pas avoir davantage de succès qu'un hypothétique nouveau vote des Britanniques pour annuler le scrutin de Juin dernier ou, qu'on rejoue, tout simplement la finale France-Portugal ;-). Humour!!




J'ai vu des tas d'horreurs circuler sur la toile, dans la presse, à la télévision, à la radio... 8 Novembre 2016. Des amis qui pleuraient, des connaissances et des proches avoir peur pour la Paix, pour les minorités aux Etats-Unis (ethniques, religieuses, de choix sexuel...) et enfin, pour la Démocratie. C'est sur ce point que j'ai désiré écrire cet article. Parce que, non, la Démocratie n'a pas perdu son âme en ce Mercredi matin de Novembre, elle y a retrouvé ses lettres de noblesse. 
Si l'on suivait les puissants média, je devrais tout avoir pour être dépitée : je suis une jeune femme, j'ai fait de longues études dans de prestigieuses universités et écoles, j'ai beaucoup voyagé, je suis plutôt ouverte au monde extérieur, je parle 5 langues dont 2 couramment, je vis dans un milieu urbain, je n'ai jamais manqué de rien, je suis contre la chasse, je suis catholique - pas vraiment pratiquante, pascalisante plutôt en ce sens que je ne vais réellement à la Messe qu'à Noël et à Pâques, les deux seules véritables obligations catholiques. Quoi que, tous les ans, je fais mon Carême - shopping ;-). Mes meilleurs confidents, ceux que j'ai depuis le Lycée sont homos, je trouve ridicule "la Manif pour tous" (grand désaccord avec mon mari!!), j'ai deux amies très proches qui se sont mariées et ont eu une adorable petite Jade... Et bien, non, je ne suis pas au 36e dessous! Je me réjouis de la victoire de la Démocratie et j'aimerais bien ne pas être autant isolée! Que je vous rassure, lorsque j'ai partagé mon ressenti, avec des membres de ma famille, des amis, sur Facebook... j'ai la plupart du temps eu un sentiment d'approbation et on m'a félicitée pour mon courage. 

J'ai suivi les élections américaines d'assez près. A travers le malheureux prisme des média, grâce aux discours de mes amis Américains Démocrates & Républicains, mes lectures, des réflexions, des souvenirs de mes cours de Philosophie politique... Je suis profondément attachée à la Liberté et à la Démocratie. Vous devez le savoir maintenant, je suis d'origine bretonne - je vous invite à cliquer sur l'onglet du blog intitulé "Some of me" ICI. Mes ancêtres se sont battus contre l'oppression du pouvoir central royal et ont tenté d'imposer une République libre de Bretagne - cela leur a valu la décapitation, en 1720, à Nantes. Mes grand-mères n'ont pu voter qu'en 1945. Je chéris la Liberté. Li-ber-té. 
J'ai vécu, en direct, l'élection de Donald J Trump, 45e Président des Etats-Unis. J'ai veillé toute la nuit et la matinée - merci May Tea pour m'avoir aidé à rester lucide et éveillée! - BFM en boucle. La très lourde impression que l'Histoire allait s'écrire. Ma petite Hoëdic blottie dans mes bras, j'ai entendu les journalistes dire, dès 22 heures que Trump n'était qu'un épiphénomène, que Clinton allait être massivement élue et, qu'on ne retiendrait de cette campagne qu'un déferlement d'insultes, de coups bas, d'idées plus farfelues les unes que les autres, du milliard de dollars qu'avait coûté la Campagne aux candidats... Quand à 9 heures (heure française), les résultats définitifs furent annoncés, j'ai eu le sentiment d'avoir vécu un moment historique, comme la Chute du Mur de Berlin ou les Attentats du 11 Septembre que j'avais également suivis en direct, à la télé. J'ai parcouru mes fils d'actualité Twitter et Facebook et j'ai vu tout et n'importe quoi. Du désarroi le plus total avec l'image de la Statue de la Liberté qui pleure à l'euphorie la plus extravagante de mes amis les plus follement drôles. De mon modeste statut d'analyste en Géopolitique & Géostratégie et, en souvenirs de mes dissertations de Philosophie politique à l'Université de Paris II-Assas, j'ai écrit, sans trop réfléchir, au kilomètre, à l'intuition, un post sur mon mur Facebook. Afin de mieux vous faire comprendre pourquoi, sur ce blog qui est plutôt orienté Beauté, Luxe (et Volupté!), Lifestyle... je vous offre aujourd'hui - après un article sur ma dernière commande Beauté Privée - ma petite réflexion sur la Démocratie. Cela n'engage que moi, s'il vous plait, ne vous déchaînez pas dans les commentaires!

(Message posté le 9 Novembre 2016). Que de messages infantiles ce matin sur les timelines! "Le méchant monsieur a gagné, la gentille dame a perdu, et pourtant, les gens de la télé avaient dit que cela ne pourrait pas arriver. Bouh, la vie est tellement injuste, so unfair". Si on ajoute à ces conneries d'enfants, les insultes aux citoyens us qui se sont massivement déplacés pour voter, en critiquant ouvertement leur libre choix, ou les posts qui demandent carrément à revoter (comme après le Brexit, comme après le Référendum sur le Traité de l'Union Européenne) ; on se rend compte que, finalement, on est entouré de gens qui considèrent la Démocratie politique comme un jeu de télé réalité où les gentils gagnent toujours à la fin. 
Ce n'est pas le méchant qui a gagné, ce sont les élites qui ont perdu. Parce qu'elles sont coupées des réalités. Coupées des zones périphériques qui ont peur de la Mondialisation, du déclassement et, qui ont l''impression d'être les oubliées des démocraties occidentales. On peut même se risquer à ce syllogisme : que d'infantilisme dans les timelines ce matin, mes amis des élites sont peut-être des enfants? 
Les élections présidentielles américaines sont des élections à 4 tours : les Primaires de deux partis principaux, puis l'élection des Représentants (hier), avant l'élection du Président par lesdits Représentants. L'investiture du futur Président se fera le 20 Janvier prochain, sur les marches du Capitole lors du discours de l'Inauguration Day. Le Président élu prête serment et entre directement en fonction. 
Lors de cette élection, il y eu 3 débats TV/radios/presse/web. Il y a eu des milliers d'heures de programmes sur toutes les chaînes, hors Fox News, des milliers de tweets afin d'expliquer que Donald J Trump est un clown et un bouffon. Les personnalités du show-biz se sont massivement engagées dans la campagne d'Hillary. On se souviendra des performances d'un des couples les plus influents de la sphère people, à savoir Beyonce et Jay-Z. Et pourtant, les électeurs ont préféré le bouffon aux leçons de morale. Il y avait un milliard de possibilités de démonter le discours de Trump point par point, sur le fond (et la forme!), de montrer l'inanité de certaines propositions... Au lieu de ça, on nous a caricaturé le gugusse et on a cherché à créer, à juste titre, un sentiment émotionnel de rejet, réflexe du fait de ses propos sur les femmes, les Mexicains & co...C'est ce martèlement et cette méthode qui n'ont pas marché. Et ce martèlement doit interroger sur les leçons de morale que l'on se prend toute la journée quand on pense différemment de ceux qui créent la pensée dominante. En France, pensons aux anciens (et actuels) élèves de l'Ecole Normale Supérieure, caractérisés - à mon humble avis et pour avoir partagé 2 ans et demi de ma vie avec un Normalien, archétype de la Gauche caviar - par leur hallucinante, massive et quasi pavlovienne adhésion aux valeurs de la Gauche (et même la plus extrême d'elle) et leur très imbu sentiment de supériorité. Sans parler des Enarques qui, malgré la décolonisation de l'Ecole à Strasbourg, sont toujours totalement dans une bulle, imperméabilisés, hors du temps présent et déconnectés des préoccupations quotidiennes de nous, les manants. Ils entretiennent, depuis 1945, l'émergence d'une nouvelle caste aristocratique (de l'étymologie, les meilleurs d'entre nous). 
Hillary, elle a cru qu'être femme, ex-Sénatrice de New-York, ex-Secretary of State (l'équivalent de notre Ministre des Affaires Etrangères), et ex-Première Dame, lui permettrait d'accéder à la Maison Blanche. Une élection n'est jamais un dû. 
Le problème, dans notre univers démocratique occidental, c'est que les discours basés exclusivement sur le traitement du réel ont rarement permis à quelqu'un de se faire élire en période de crise - sauf Churchill, et encore, pour le récompenser d'avoir gagné la Guerre, les Anglais le pulvérisent lors des élections de Juillet 1945, le remplaçant par Clement Attlee, Premier Ministre travailliste. "Democracy is the worst form of government - except for all those other forms that have been tried from time to time". (La Démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres déjà essayés dans le passé). Winston Churchill. 
La Démocratie, le régime le moins mauvais... D'abord, parce qu'elle respecte les Droits de l'Homme et donc, les Libertés fondamentales ou Droits fondamentaux (liberté de conscience ou libre-arbitre, d'expression, de presse, d'association, de réunion, de circulation, d'éducation, de religion...) ; l'égalité de tous devant la Loi. C'est le principe d'isonomie défini par Clisthène au VIe siècle avant JC. Grâce à ce principe, il a mis en pratique des réformes en 508 et 507 avant JC qui constituaient principalement en la création de nouvelles circonscriptions populaires et, une Assemblée, la Boulé, dotée de pouvoirs qui ont d'abord contre-balancé, puis surmonté et remplacé, ceux des Aristocrates. Ont également été instaurées l'isegoria (égalité de parole devant l'Assemblée) et l'isokrateia (un système de gouvernement où chacun aurait un droit égal à gouverner). La Démocratie (de Demos = le peuple et Kratos = le pouvoir) est un régime au service de TOUS les Hommes. Tout pouvoir doit s'exercer au service de l'intérêt général, les positions sociales sont ouvertes, le pouvoir s'auto-contrôle et la gouvernance est respectée. Les principes du gouvernement politique sont la Liberté. Les Lois sont avant tout faites pour notre bien ; le Bien Commun et, si on recourt à la force, c'est seulement pour s'assurer qu'elles soient appliquées et pérennes. De plus, ceux qui sont "mandatés" - puisque nos démocraties sont représentatives - doivent (normalement!) nous rendre des comptes. C'est la transparence du pouvoir. (Fin du post). 

La Démocratie est le régime politique où le Peuple est souverain. Le Souverain n'est pas un homme seul, ni Dieu. Le Souverain est le Peuple, l'ensemble des citoyens. C'est au Peuple qu'appartient le pouvoir politique, c'est de lui que vient la légitimité. 
Le régime, aux Etats-Unis, est dit "Présidentiel", il se caractérise par une séparation des pouvoirs ultra stricte, le pouvoir exécutif n'a pas de responsabilité devant le législatif, ce qui signifie que ce dernier ne peut pas le destituer. Dès lors et logiquement, le Chef de l'Etat - qui est aussi Chef du Gouvernement - dispose de moins de pouvoirs sur le Congrès (réunion du Sénat et de la Chambre des Représentants) que dans un régime parlementaire, n'ayant pas la possibilité de le dissoudre. Le Président dispose néanmoins d'un droit de véto sur les textes de loi. 
La Démocratie américaine présente la possibilité pour un simple citoyen d'affronter l'Etat en Justice. Le cinéma a rendu célèbre Mister Smith, joué par James Stewart dans Monsieur Smith au Sénat, plaidant au Sénat. C'est également le cas en France. Les Etats-Unis octroient une grande importance au pouvoir judiciaire pour déterminer la Loi, et la Loi est l'expression de la volonté générale. La Constitution des Etats-Unis est faite d'une suite de perfectionnements dans des procès en justice par des citoyens ou groupes de citoyens contre le gouvernement. Tel est le "cas Korematsu" pour l'injustice envers une catégorie de citoyens. 





Une semaine après, voilà mon ressenti. J'ai quitté la (nécessaire) futilité des domaines dans lesquels vous m'avez connue pour me lancer dans l'arène, un peu comme à Rome. Je ne prétends en rien être un érudit journaliste politique, je suis juste une citoyenne qui essaie de comprendre les faits par moi-même et sans les prismes déviants de certains média (France Inter, Télérama, Libé & co). Je m'interroge, je n'ai pas de certitudes,  je n'ai de leçons à donner ni recevoir de personne, je suis assoiffée de connaissances, j'admire l'excellence, je fuis les affirmations les plus folles et les plus abruptes, j'essaie de trouver une logique, une sorte d’algorithme qui expliquerait un fil conducteur... Un peu à la manière de René de La Tour du Pin qui ne comprenait pas les événements tragiques de la Commune, en 1871. Paris est alors aux mains des insurgés, il prend part à la répression, "le coeur outré des horreurs sauvages de la Commune, puis des représailles bourgeoises de Thiers, qui n'aimait pas le Peuple". Théoricien d'un "Ordre social chrétien", La Tour du Pin est à l'origine de la rédaction de l'Encyclique du Pape Léon XIII, Rerum Novarum, du 15 Mai 1891, sur "la condition sociale de l'ouvrier". 

Je ne veux blesser personne. Je voulais juste m'exprimer, une semaine après, sur la nature de l'expression du suffrage du 8 Novembre 2016. Je crois au bien de chacun, en la force de la nature humaine et en la Liberté que nous offre la Démocratie. Li-ber-té, Dé-mo-cra-tie... 7 notes, comme les 7 continents, comme les 7 océans, comme les 7 pointes du diadème de Lady Liberty. 

A très vite!
xoxo. 

5 commentaires:

  1. coucou


    voilà en quelques lignes, ce que l 'on appelle la démocratie....cette dernière qui a été condamnée dès l 'élection du candidat trump...mais ce qu'il y a d hallucinant, c 'est de voir les effets pervers des médias,du bourrage de crâne sur les gens qui ne prennent pas la peine de creuser sur la constitution des états unis, mais aussi l'impression comme tu le soulignes d'un show , de la télé réalité ou tout peut se rejouer....
    j'ai lu comme bon nombre de personnes, des appels à revoter, des insultes sur le peuple américain,certains n ont retenu et focalisé sur certains points, mais lorsque l on analyse les deux protagonistes de ces élections, ça n"élève pas le niveau de ce duel, qui n'a été qu 'insultes des deux côtés....
    maintenant j ai suivi aussi la campagne, et je souhaite que ses discours portent leurs fruits et que cette nation ultra conservatrice, selon les domaines! va retrouver une certaine grandeur avec ce nouveau président,ce que l on doit retenir, c'est que le peuple américain a parlé, ils veulent aussi des changements, en fait tout le monde veut des changements, des modifications , il faut toujours une poigneé d individus de tout temps et dans tous les domaines pour qu un possible soit de nouveau envisageable....
    est- ce la bonne personne,l 'avenir nous le dira...
    mais lorsque l on regarde du côté français , pas de quoi pavoiser, avec un record de violence,des attentats en rafale....notre pays est attaqué de toutes parts, et blacklisté par de nombreux touristes et investisseurs....

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    1. Merci beaucoup ma Lise chérie pour ce très beau message! Nous partageons les mêmes points de vue sur le fond et, même si nous ne voyons pas - à mon avis - en Trump le Président idéal, héraut des temps modernes, laissons-lui le préjudice du doute, ce principe si cher à la Justice Française. Il a été élu démocratiquement selon les principes du suffrage universel indirect défini dans la sacro-sainte Constitution. Il n'y a pas eu de bourrages des urnes, d'électeurs décédés depuis des années qui auraient voté par procuration, pas d'intimidation des électeurs du clan démocrate, pas de résultats très douteux dans certains Etats clé comme la Floride... Le peuple Américain, souverain, a choisi son 45e Président en état de libre conscience et de libre-arbitre. Il a voulu stopper l'incroyable manoeuvre manichéenne de prise de pouvoir sur le Parti Démocrate depuis une trentaine d'année par les Clinton, de leur sentiment de toute puissance et de LEUR sensation d'être les meilleurs, bien au-dessus des autres. Aux ères de Bill, Hillary, Chelsea aurait peut-être voulu briguer la candidature suprême? Les destinées telles celles des Kennedy ou des Bush ne sont pas être la norme.
      Et puis, je te rejoins sur cet autre point : la France, notre belle Nation, se dépérit. Les attentats, le sentiment d'insécurité paradoxe total dans un Etat de Droit, le mépris de nos Agriculteurs, de nos Artisans, de nos Médecins qui sont matraqués par la Sécu et doivent de plus en plus abandonner leur métier de praticien pour celui de paperissien! La France ne fait plus rêver, les touristes ont peur de venir sur le territoire - et à juste titre - ce qui a des effets vraiment néfastes sur l'industrie du Tourisme, les industriels étrangers ne veulent plus investir et donc, y créer des emplois...
      Nous avons la chance de vivre, comme les Etats-Unis, en démocratie. L'année 2017 va, peut-être, changer les choses. Les hommes providentiels de la Ve République tels le Général de Gaulle ou François Mitterrand ne sont plus et leurs héritiers se cherchent, je trouve, depuis très longtemps!
      Des bises et une très belle soirée <3

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  2. j'ai tout lu et vraiment bravo pour les explications les recherches effectuées bravo melle hoedic. Sur mon blog ma tristesse ma colère etait liée aux propos sur les femmes ainsi que sur l'avortement sur les homosexuels uniquement pour dEs raisons comme celles ci car en politique je ne suis pas douée.J'ai beaucoup aime votre article bisous de bellesetbiendansvotrepeau

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    1. Merci beaucoup Nicole!
      Je suis ravie que tu aies lu ce (très très) long article qui m'a particulièrement tenu à coeur de poster sur ce blog qui, d'ordinaire, traite de bien davantage de (très nécessaires) futilités. Je n'ai pas cherché à être exhaustive mais j'ai ressenti le besoin d'illustrer mes propos par des choses concrètes.
      Comme je te l'ai dit sur Facebook, je comprends parfaitement ta réaction vis à vis des propos de Trump sur les femmes, les homosexuels, les minorités... Mais, je n'ai peut-être pas suffisamment insisté sur ce point, les Etats-Unis sont régis par la Constitution, la "Loi suprême du Pays" et il y a ENORMEMENT de mécanismes de garde-fous et de contre-pouvoirs. Ils sont le résultat de l'Histoire des Etats-Unis, les Immigrants ont majoritairement fui les oppressions de leur pays d'origine, la Grande-Bretagne d'abord, les régimes nazis et les Pays communistes, la Corée du Nord, Cuba... La Constitution, fruit de longues réflexions afin de ne jamais connaître de régime despotique, est la garantie pour les Citoyens, le Peuple souverain, de la Liberté et de la Démocratie.
      Des bises et une très belle soirée <3

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  3. Hello Gaid!
    J'avais lu ton article en novembre et je l'ai trouvé extrêmement bien fait. Tu ne prends nulle part partie, tu donnes des références, des points de l'Histoire. L'allégorie à la Statue de la Liberté est excellente.
    En parcourant ton blog, je l'ai relu ce soir. Après la piteuse campagne électorale que nous avons subi, il semble nécessaire pour certains de se remettre en question. Les pouvoirs des mass media, de la Finance. J'ai l'impression qu'on a élu un président pur produit marketing, une sorte de télé-évangéliste. Les images de Dimanche soir au Louvre m'ont choquée. Quel imbus de sa personne! Le monde va mal. Je comprends tous les gens qui se sont abstenus, gros ras la casquette de tous ces oligarques. J'aimerais bien connaître ton opinion. Par email tu préféreras peut-être.
    Des bises

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Merci pour votre commentaire. J'y réponds très vite!
Belle journée <3